Guadeloupe

Le gouvernement permet l’utilisation massive du Ritrovil pour les malades non admis en réanimation. Euthanasie sur prescription ?


Depuis le 29 mars, les médecins peuvent prescrire la spécialité Rivotril© sous forme injectable aux patients atteints ou susceptibles d’être atteints du coronavirus. 

Devant la crise, le gouvernement a publié le 29 mars un décret permettant la prescription d’un puissant médicament, le Rivotril, généralement utilisé en soins palliatifs, quand il n’y a plus d’espoir.
On peut s’étonner de cette « libération » du Rivotril alors que – par ailleurs – le fameux traitement potentiel à base de Chloroquine est – lui – fortement encadré. Selon les médecins de Marseille, s’il est prescrit au début il permet d’éviter la détresse respiratoire.
Avec le Rivotril d’aucuns parlent déjà d’euthanasie officielle pour tous les malades avec une détresse respiratoire non admis en réanimation. Si vous êtes loin d’un hôpital équipé, prenez vos précautions.


Accessible à tout médecin dans sa forme injectable (à la différence de la forme orale), la prescription de Rivotril© a, dans ce cas, pour objectif la prise en charge palliative des patients confrontés à un état asphyxique et ne pouvant être admis en réanimation ou pour lesquels une décision de limitation de traitements actifs a été prise. 

Cette prescription intervenant en dehors de l’AMM du Rivotril© (traitement de l’épilepsie), l’ordonnance doit impérativement comporter la mention « Prescription hors AMM dans le cadre du covid-19 »

Les pharmaciens peuvent dès à présent et jusqu’au 15 avril prochain délivrer la spécialité Rivotril© aux patients se présentant à l’officine munis d’une ordonnance comportant cette mention. 

Même si l’utilisation du Rivotril parait justifiée pour une fin de vie digne, cette généralisation signe la gravité du manque de moyens de l’hôpital en France.

VOIR LE DECRET

Lire aussi

Rivotril, la polémique enfle sur les réseaux sociaux